Descriptiondu lot
Maurice Mottez (1912-2009), Biographie :
Deux océans ont marqué la destinée du capitaine frégate Maurice Mottez. Celui sur lequel il a navigué de longues années au service de la Marine nationale et un autre, tout aussi important, où il s'est risqué à la dérobée avec application et modestie : celui de l'art pictural. Dans les deux cas, des ancêtres l'avaient précédé sur ces étendues fascinantes. Côté marine, il avait de qui tenir. Petit-fils du contre-amiral Adolphe-Lucien Mottez (1822-1892), fils de Louis Adolphe Mottez (1860-1938) un des collaborateurs de l'amiral Guépratte, il était aussi le petit neveu du peintre Victor Louis Mottez (1809-1897), élève et ami d'Ingres. Des deux côtés des peintres et des officiers de marine. En 1932, le choix est fait : Maurice Mottez sera marin, ce qui ne l'empêche nullement de taquiner la gouache et l'aquarelle. Il peindra essentiellement des bâtiments de guerre et les paysages entourant leurs escales aux quatre coins de l'empire colonial français. Il est plus que possible aujourd'hui de douter des vertus du colonialisme et de ses guerres, mais non de l'élégance des vaisseaux de la Royale et des beautés du monde qu'ils sillonnaient, des rivages de l'Afrique du nord à la baie d'Along. Comme bien de ses amis officiers, la tragédie de Mers El-Kébir le marquera durablement, d'autant plus qu'il se trouve à bord du Strasbourg et y rencontre son officier du chiffre : un drôle de rapin dont il recevra des cours, un certain Marin Marie. Rallié à la France libre, Maurice Mottez s'illustrera à bord du torpilleur le Forbin, ce qui lui valut diverses citations. Il n'en continuera pas moins à pratiquer la peinture donnant régulièrement des expositions, notamment dans la région briochine où il finira par se retirer. L'ensemble des uvres dispersées aujourd'hui proviennent de son atelier. Les amateurs de vaisseaux y trouveront l'évocation de beaux souvenirs d'une flotte disparue que les technologies contemporaines éloignent toujours plus de l'héroïsme des grands marins d'autrefois, tel que le fut Maurice Mottez.
Expositions :
- Saint-Brieuc : 29 décembre 47 / 7 janvier 48.
- Galerie Ouest-France, Saint-Brieuc : 9 avril/2 mai 1949.